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s'en
aller, sillonnant
le sable,   souffler,
sentir, s'arrter, s'asseoir,
scruter,  s'allonger,  s'oublier,
s'endormir, ... ................s'en aller
s i l l o n n a n t   l e  s a b l e, s a i s i r
les   sons   du   silence   sous   le    soleil.
-------------------------------------------------------
-------------------c ' e s t    s u p e r -----------------

Isabelle
mars 2004



Dans le dsert tunisien... Je me souviens du premier bivouac.
Chacun avait fait " son lit " dans le sable, la fin du jour tait d'une douceur unique.
Personne peut-tre 2O kilomtres la ronde et la pnombre comme en suspens dans l'air.
Merveille de solitude apaisante sur les buissons, les dunes.
Puis la si bonne soupe d'Abdallah prs du bois qui flambe.
Les btes qui s'loignent pour brouter et que Monzef ou Marzoug rassemblera au matin.
Et le plus fort souvenir, tout de suite le premier soir: la fraternit, la tendresse des chameliers entre eux, serrs comme des enfants autour du feu.
Leurs rires. Leurs chants. La tte du plus jeune sur les genoux de Bab Salim, l'ancien, le protecteur dans l'immensit du dsert.
Le ciel. Les histoires et les chansons qui montent vers des essaims d'toiles, comme on dit.
" Night in Tunisia " c'est un titre de Dizzy Gillespie. Je comprends maintenant.
" Un soir ensemenc d'espces lumineuses " dit Saint John Perse.
Et c'tait a, jusqu' l'aube violette. Un rgal de nuit.

Luc Schillinger
septembre 2OO4



Le plus impressionnant dans le dsert?
Difficile dire, tellement de moments privilgis! Les paysages de dunes, le vent dans le sable, le rhythme paisible des journes, couchers de soleil, calme..... Le moment particulier pour moi, ctait la nuit, sous la vote toile! Les premires nuits, il fallait s'habituer dormir la belle toile, par terre, sans toit au-dessus de la tte. Trs vite cela devenait partie intgrante jusqu' devenir point fort du voyage! Ce firmament scintillant qui m'enveloppait de ses secrets incommensurables, moi qui, emmitoufle dans mes couvertures, me laissais bercer par la danse des toiles. Et quand je me rveillais la nuit, que j'ouvrais les yeux et que j'admirais le spectacle qui s'offrait moi, c'tait l' instant magique qui m'entranait au coeur de la Cration! Me mettait au diapason de l'Univers!
Batrice Rieck
octobre 2OO4



Avant de partir pour la premire fois marcher dans de dsert du Sahara, j'entendais souvent dire autour de moi par des personnes en ayant fait l'exprience que le dsert tait un peu comme une drogue, que, quand on y tait, on ne voulait plus en repartir, et qu'on avait toujours envie d'y retourner. Ayant fait auparavant de nombreuses randonnes en montagne, et aimant beaucoup la nature et la marche, j'ai en effet dcouvert dans le dsert des sensations totalement nouvelles et uniques. Humainement la rencontre avec les gens du dsert est trs forte, riche d'changes, de dcouvertes. Partager pendant quelques jours leur quotidien est trs dpaysant. L'art de la survie, du feu, des dromadaires, du pain, leur facult de s'orienter dans ces immenses espaces o les perspectives et les distances sont fausses sont surprenants. J'ai redcouvert le plaisir de la vie en groupe pendant quelques jours avec des gens qui me sont proches mais que j'ai trop peu l'occasion de voir pendant le reste de l'anne, avec qui j'ai enfin eu le temps de discuter, soit pendant les heures de marche, soit au gr des pauses, ou des longues veilles autour du feu, propices aux histoires ancestrales, aux contes et la musique. A moins que je ne me sois senti d'humeur plus solitaire ou mditative et que j'aie prfr marcher un temps paralllement au reste du groupe afin de prendre le temps d'tre un peu avec moi-mme. J'apprcie particulirement ce moment, en fin de journe, ou le groupe s'arrte pour la nuit, et ou, pendant que les chameliers s'occupent de leurs btes et commencent prparer le repas du soir, je pars explorer les alentours pour trouver derrire une dune mon nid pour la nuit, l'abri des regards. J'aime ce dlicieux moment de solitude, de toilette, de dtente, la lueur du coucher de soleil. C'est seulement dans le dsert que j'ai trouv ce parfait mlange d'intimit et de vie en groupe. Si l'on ajoute les paysages magnifiques et grandioses que l'on traverse, le plaisir de l'effort physique quotidien, le s oleil, et ce bonheur absolu de pouvoir scruter l'horizon sans y voir la moindre trace de civilisation, on obtient une alchimie unique. A chaque fois je suis rentr de voyage un peu diffrent, peut-tre un peu plus proche de certaines notions essentielles que ma vie active occidentale aurait parfois tendance me faire oublier.
Benjamin Moussay
le 1er octobre 2004



Le moment que je prfre de ces journes coules dans le dsert se passe la fin de l'aprs-midi avant que le soleil ne se couche, quand la luminosit n'a plus l'intensit aveuglante du soleil de midi. Les ombres douces produisent alors un effet magique de clair obscur sur les dunes.
On s'arrte de marcher. Repue de cette marche, je m'affale sur une dune, face au soleil. Au premier plan, la lumire qu'il diffuse est de plus en plus tamise, alors qu' l'horizon le ciel flamboie d'un rouge clatant qu'aucun regard ne saurait soutenir.
Ces ultimes minutes o le soleil nous offre sa lueur dclinante paraissent interminables. Il semble comme hsiter se coucher et nous, nous aimerions le retenir, de peur qu'il n'emploie la nuit reconsidrer sa mission en nous maintenant dans une pnombre ternelle. Mais nous savons que, le lendemain, fidle lui-mme en ces contres sauvages, il rpandra gnreusement sa lumire et sa chaleur. Il rythmera la vie de ce dsert de sable que toute me parat avoir dlaiss et qui pourtant, est riche d'une vie souterraine insouponne.
Marie-Paule Martz
Aot 2004



Un jour dans le dsert
A l'horizon, la lumire de l'aurore illumine le ciel. Le feu crpite, des odeurs de caf me chatouillent les narines. Tout le monde est rveill. La couverture au-dessus de mon sac de couchage est blanchie par le givre. Demain soir, nous coucherons sous la tente, c'est promis! Nous nous dpchons de rejoindre le groupe de chameliers autour du feu. Le petit-djeuner est prt : pain frais cuit dans les braises, beurre, confiture la figue, vache qui rit, BN au chocolat que Mlanie adore, caf, th, lait. Quel dlice ce pain encore chaud, tout croustillant !
Les chameliers sont partis pour rassembler les dromadaires. et les charger de gros paniers. La caravane est prte partir. Premire matine de marche : le pas est rapide et soutenu. Nous progressons tantt sur le sable ferme, tantt sur la caillasse, tantt dans le sable mou o le pied peut s'enfoncer jusqu' dix centimtres. Plusieurs petites pauses de vingt minutes nous permettent de boire et de grignoter. Nous continuons la marche jusqu' midi pour le djeuner. Salim prpare le pain. Dans une bassine, il travaille la farine avec sel et eau pendant quinze minutes et en forme une boule. Sur un torchon saupoudr de farine (sa planche de travail) il tale la pte avec les doigts jusqu' obtention d'une grande galette plate, le tout pos sur une couverture plie. Il tale les braises sur une surface de la dimension de la galette, y dpose cette dernire et la recouvre de braises. Aprs un quart d'heure, le pain brlant est retir du feu et dbarrass du reste de braises.
Je lve les yeux, j'aperois les dromadaires broutant quelques pousses vertes entre les dunes de sable sous un ciel d'un bleu intense. Quels espaces grandioses ! Que cet instant merveilleux puisse s'terniser ! Aujourd'hui il y a un peu de vent et le sable fin s'envole. Nous voil assis autour d'une dlicieuse salade compose de tomates, olives, thon, oignons et choux. Ces crudits assaisonnes de deux cuillres. soupe d'huile d'olive et d'un citron pluch coup fin, sont trs rafrachissants. Le tout est accompagn de pain encore chaud.
Aprs le repas une sieste s'impose. Roseline et Pierrot s'endorment paisiblement. Marie-Paule discute avec les chameliers. Mlanie estime que Rachmaninov se conjugue la perfection avec l'instant prsent et met son walkman. Quant moi, je me consacre mon passe-temps favori, l'criture.
Aprs la sieste, la caravane s'branle. Nous passons de trs hautes dunes de sable. Inutile de le prciser, c'est une sacre gymnastique. Mais quel paysage grandiose ! Roseline et Mlanie choisissent de terminer la journe sur le dromadaire. Nous, nous poursuivons pied jusqu' l'endroit appel el Klika o nous installons notre campement pour la nuit. Adel, notre guide nous explique que le bivouac se fait toujours l o se trouvent buissons et herbe chameau pour que les dromadaires puissent brouter. Ouf ! Nous avons beaucoup march aujourd'hui, prs de 5 h 1/2 et cela se ressent. Pour Roseline et Mlanie, le dromadaire est plus reposant.
Cette nuit, ce sera le grand confort. Nous dormirons sous la tente, tte au nord. Mlanie et Marie-Paule dcident de passer la nuit la belle toile. Adel prpare les couvertures en demi-cercle o nous prendrons place plus tard autour du feu pour le souper et la soire. Puis, il s'affaire prparer le repas. Nous faisons notre toilette de chat. Salim cherche du bois mort, en ramne un tas norme qu'il transporte l'aide de son chche. Le feu se fait trois endroits : l'un est rserv la cuisson du repas, l'autre pour le pain et un petit feu pour le th qui est prpar sans discontinuer pendant toute la soire. Mohammed est responsable du th qu'il nous prpare dans une toute petite thire en mtal. Il utilise peu prs quatre fois plus de th que nous en utiliserions. La mme quantit de sucre y est tout de suite ajoute ! La thire est pose sur les braises et comme elle est pleine ras bord, elle dborde et le sucre caramlis dgage une odeur suave, on se croirait dans une ptisserie. Aprs chaque repas, il nous propose du th servi dans de tout petits verres que l'on se passe de l'un l'autre. Aprs un tour, il lave les verres d'une manire trs originale: il met 0,5 cl d'eau dans un verre qui la longue est plutt collant, - le th tant extrmement sucr -, pose un deuxime par dessus et secoue, termin! a nous surprend, mais nous buvons sans commentaire... et l'apprcions bien que sucr outrance, notre palais n'y est pas habitu.
Le repas est toujours autant apprci : potage, ptes, lgumes, viande, en dessert, dattes et oranges. Il est agrment de quelques gouttes de pluie. Nos trois autochtones sont ravis, nous beaucoup moins! Soire autour du feu, Adel joue du bendir (tambourin de 50 cm de diamtre) et chante avec Salim un duo, o tour tour l'un commence la phrase et l'autre la continue. La pluie a cess. Adosss aux gros paniers, nous nous laissons bercer par la musique tout en rvassant, le nez dans les toiles. " O temps, suspends ton vol ! "
Mais la fatigue nous ramne la dure ralit de cette longue journe de marche. Et la tte pleine de rves, nous regagnons .... nos duvets !
Marie-Odile Gully
Fvrier 2002




 
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